dimanche 2 mars 2008

La joie de l'ange




Le rire et le divin, vous voyez ce que je veux dire ?
All Shall Be Well, pour citer Julian de Norwich...
C'est exactement ce que cela veut dire, le rire partagé c'est la compréhension fulgurante que la mort n'existe pas, c'est la délivrance de la matière...

Le rire, mes amis


J'y pensais en marchant dans l'eau... je pensais à ces moments où je ris avec mes amis, et j'appelle amis tous ceux que j'aime, y compris les membres de ma famille. Ces moments où jaillit la joie sans mélange de l'enfance, cette alchimie faite de confiance, de gratitude, cette libération profonde de l'être qui communie sans intermédiaire avec l'enfant qui est dans l'Autre. Quand j'aime rire avec quelqu'un, c'est que je l'aime, c'est que je reconnais mon humanité dans la sienne, c'est que je lâche prise parce que les frontières n'existent plus, plus aucune frontière... J'aime la joie, je la tiens pour l'expression la plus spontanée et la mieux partagée du divin. Elle existe à l'état de notes dans Le Printemps de Vivaldi, en Eté, déjà le rire se tarit...

Marcher et Comprendre


C'était il y a une heure, une longue balade, les pieds dans l'eau (un peu plus que les pieds, les vagues m'ont aspergée !). A contre-jour, dans la lumière, l'air gorgé d'ions négatifs, le soleil frissonnant des jours de printemps, la douce fraîcheur de l'air, le coeur empli de gratitude. Et cette phrase qui a traversé mon esprit :
"Certains gardent vivants leurs morts en eux, d'autres les gardent morts en les pleurant toute leur vie." A l'instant où je ne savais plus où je finissais et où commençaient la lumière, l'eau et le vent, j'ai vécu tout ce que j'ai écrit depuis hier. Vécu, dans mes cellules que je sentais célébrer la Vie dans une ronde sublime...

Hildegarde von Bingen


Poétesse, musicienne rhénane du 11ème siècle, elle a laissé 77 chants de louange, visionnaire, théologienne, abbesses, médecin, on lui doit un répertoire fourni et fouillé des propriétés curatives de la nature.
Sa musique porte ses visions et ses visions sont toutes entières contenues dans sa musique. L'écouter, l'absorber, la laisser pénétrer chaque cellule, c'est laisser son être retourner à son essence. Lumière, paix et expansion. Faites en l'expérience.

Par métaphore


On pourrait aussi le dire comme ça. Et la boucle est bouclée. Continuellement bouclée, ce qui signifie qu'elle est toujours en train d'être bouclée et donc jamais. La métaphore permet aux poètes de serrer la main aux scientifiques, et réciproquement. Poètes, ou peintres, ou musiciens... C'est à dire, l'intuition, l'instinct, l'image, la note qui précèdent le raisonnement.
En cela ils sont les ancêtres des scientifiques, éternellement en avance sur eux...

Le Jeu Cosmique


Vous n'avez pas lu Stanislav Grof ? Ouh, Merlin du Nord ne va pas être content du tout, il serait capable de vous envoyer un CD d'Hélène Grimaut pour votre anniversaire accompagné d'un pot de confiture"mauvaise maman" !
Bon, reprenons, plus sérieusement, enfin "sérieusement" n'est pas le bon adverbe, il serait en fait davantage question de jeu, au sens "big game". Stanislav Grof, fondateur de la "psychologie transpersonnelle" et des techniques de "respiration holotropique".
Stanislav Grof dans son livre "Le jeu cosmique" (Editions du Rocher), partant du principe qu'il "n'existe aucune découverte scientifique démontrant la primauté de la matière sur la conscience et l'absence d'intelligence créatrice dans l'ordre universel des choses", postule et démontre que "les découvertes de la psychologie transpersonnelle et de la recherche sur la conscience suggèrent fortement que l'univers pourrait être la création d'une intelligence cosmique supérieure, et la conscience un aspect essentiel de l'existence."

Le Cinquième rêve




Science, conscience, ouverture des portes et de tous les toboggans, direction, notre esprit. Pour jouer avec le cosmos, d'ailleurs, à ce propos...